Dessine-moi un parisien

Les français adorent les cases. Coller des étiquettes sur les choses et mettre les gens en boite. Pour les étrangers, notamment les anglophones, c’est un peu simpliste. Pour les français à l’étranger : un constat plein d’autodérision. De cette prise de conscience, Olivier Magny, alors parisien exilé aux États-Unis, en a fait un blog en anglais : « Stuff Parisians like ». Puis en 2010, le projet a été publié en livre : Dessine-moi un Parisien. De courts textes satiriques, justes et drôles.

237 chapitres pour saisir les modes et les codes du parisien, tirer avec humour et ironie son portrait. Une caricature sociale et humaine. Des lieux de prédilection (le jardin du Luxembourg, Berthillon, Roland Garros), aux activités (voir des expositions, déjeuner, s’habiller) et expressions (« putain », « sympa ») en passant par l’attitude… Un tableau complet… De bonnes raisons d’apprécier ou de détester les parisiens, de les comprendre aussi et surtout de rire !
La lecture est d’autant plus agréable quand on sait que son jeune auteur n’est autre que le créateur de l’entreprise Ô Château. Parisien gourmet et amoureux du vin, vous connaissez nécessairement. C’est cette société de dégustation de vin qui organise la « croisière à bulles (de champagne) » sur la Seine et qui gère le « bar à grands vins » du 68 rue Jacques Rousseau Paris 1er.

Si vous ne l’avez pas lu, voici quelques extraits. La crème de la crème de Dessine-moi un parisien.
Parler anglais : Avec ses amis, le parisien parle de son « spirit », de son  » timing » ou de son « management ». Il squeeze, il check, il switche. Celui qui travaille dans une entreprise parlera généralement mieux anglais que les autres : il aura une maitrise plus large, « gérant » toute la sainte journée « meetings », « slides », « open space » et « feedback ».
Porter du noir : Étant donne que « le noir ça mincit » et que la femme parisienne souffre d’une psychopathologie délirante à l’idée de minceur : le noir est tout simplement son meilleur ami. Au delà de ses qualités à dissimuler les rondeurs, le noir est aussi un formidable outil de sociabilisation à Paris : en noir, on ne se fait pas remarquer.
La San Pé : A Paris, « San Pellegrino » est devenu « San Pé », la version liquide d’un meilleur ami. Au restaurant, l’homme parisien apprécie particulièrement de passer des commandes sans appel : « deux onglets saignants et une San Pé ».
Le mot Putain : Il est impossible d’avoir une conversation de plus de cinq minutes avec un parisien sans entendre résonner le son de la béquille (putain). Cela est vrai, sauf si vous êtes vous-même du cru.

©Photos de parisiens : Yann D.

+ d’infos Dessine-moi un parisien :
237 chapitres pour peindre sous toutes ses coutures le profil du parisien.
Édition 10-18, 12,90€

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s